Le
prix Pulitzer, créé en
1904, est un prix
américain remis dans différents domaines, allant du
Journalisme à la
Musique. En journalisme, il est considéré parmi les plus prestigieux.
Joseph Pulitzer, éditeur du journal World, crée ce prix en 1904, mais il n'est vraiment mis en place qu'en 1917. Au début, il était attribué à une douzaine de catégories du journalisme et des arts. Aujourd'hui, il est décerné pour 21 rubriques, dont : plusieurs types de reportages, l'éditorial, la Caricature, la Photographie, le roman, la Biographie, le Théâtre, la Poésie, l'Histoire et la Musique. Une enveloppe de 5 000 dollars accompagne le prix, remis au mois d’avril à des personnalités américaines.
Quelques lauréats
Le jury, composé de l’ensemble des acteurs du monde du
livre aux
États-Unis d'Amérique, est renouvelé d'un tiers chaque année. Il est composé de trois spécialistes dans chacune des 21 catégories.
Parmi ses bénéficiaires les plus célèbres en littérature, citons :
En journalisme, on peut citer :
- 1973, Nick Ut
- 1983, 1988 et 2002 : Thomas L. Friedman pour ses articles pour le New York Times (pour son analyse de l’impact de la menace terroriste au niveau mondial en 2002, dans la série « Commentary »).
- 1997, le Times-Picayune (journal de la Nouvelle-Orléans) dans la série « Public Service ».
- 1999 : Maureen Dowd pour ses articles pour The New York Times.
- Jack Kelley, journaliste à USA Today qui a du démissionné en mars 2004 pour avoir bidonné un certain nombre d'articles. Il avait reçu son prix pour avoir soi-disant récolté des "témoignages oculaires" à propos de la "culture de la mort" des kamikazes palestiniens.
- 2007 : Lawrence Wright pour La guerre cachée : Al-Qaida et les origines du terrorisme islamique
- 2008: Adrees Latif, photographe de l'agence Reuters, a reçu, mardi 8 avril, le prix Pulitzer dans la catégorie de la photo d'information pour son cliché montrant les derniers instants d'un journaliste japonais tué à Rangoon (Birmanie) en septembre.
En bande dessinée :
Historique
Dans son
testament, rédigé en 1904,
Joseph Pulitzer appelle à la création de ce prix avec pour objectif de stimuler l’excellence. Il ne mentionne à ce moment que treize prix, dont quatre pour le journalisme, quatre pour le domaine de la littérature et le théâtre, un pour l’éducation. Sensible aux changements de son époque, Pulitzer veilla toutefois à constituer une commission de surveillance consultative et lui donna le pouvoir de remplacer certains sujets, pourvu que la commission juge que cela sera bénéfique au public. Il lui donna également le droit de ne pas décerner le prix si aucune oeuvre ne correspondait aux critères d’excellence du jury.
Les prix commencent à être remis en 1917 seulement.
En 1997, lors du 150e anniversaire de naissance de Pulitzer, la commission a fait preuve du respect des exigences d’adaptation aux évolutions sociales exigées par son instigateur : elle commença à reconnaître l’importance croissante des textes journalistiques disponibles sur Internet. Cette reconnaissance sera encore plus marquée en 1999, date à laquelle la commission a reconnu les présentations sur le réseaux comme des suppléments aux éditions papiers dans la catégorie « Public service ».
Par ailleurs, des changements ont été apportés aux prix concernant la musique. Jusqu’en 1997, ceux-ci ne concernaient que la Musique classique. La commission décida alors d’élargir les compétences du jury en laissant place à de la musique plus contemporaine. Le prix de 1997 revint ainsi à Wynton Marsalis pour Blood on the Fields, imprégné de musique Jazz.
Conformément à la volonté de Pulitzer, c’est le président de l’Université de Columbia qui annonce et décerne les prix sur recommandation du jury. Mais en réalité aujourd’hui, la commission est indépendante et décide seule de l’attribution des prix.
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